NB : Cet article est tiré de « l’Infi Flash », le service d’alerte de la profession infirmière créé par l’Acn en 2004.

Dans les conditions pour obtenir un agrément comme aide-soignant depuis 2006 figure la possibilité d’être agréé via la réussite d’une première année d’infirmier.

Fin juin 2017 nous avions mené une campagne d’information à propos des dangers de réformes ces 10 dernières années dans la formation infirmière, provoquant une diminution drastique des heures de stages en première année. Le danger principal que nous avions identifié était que de plus en plus d’étudiants ayant réussi cette première année et demandant un agrément comme aide-soignant n’avait eu durant leur formation que 2 à 4 semaines de stages, dont parfois aucun stage avec patients âgés. L’un ou l’autre étudiant ayant même réussi la première année sans avoir été ou avoir réussi les stages.

Il devenait donc dangereux de continuer à délivrer un agrément d’aide-soignant sur cette base. Le Conseil Fédéral de l’Art infirmier l’avait déjà signalé plusieurs fois aux différents ministres. La Ministre actuelle a donc finalement accédé à nos demandes de modifier cette condition.

Un AR du 06/06/2018 publié ce jour au MB modifie donc cette condition de « réussite de la première année d’infirmier » en « posséder un certificat attestant des compétences comme aide-soignant, obtenu suite à : la réussite de la première année infirmière (les 60 ECTS) +  avoir réussi une formation théorique et clinique relative aux personnes âgées (au cours de la première année ou après)  + avoir réussi 150h de stages, y compris auprès de personnes âgées (au cours de la première année ou après) ».

Outre le renforcement des conditions de formation, cela veut donc aussi dire que les écoles vont devoir attester des compétences comme aide-soignant de la personne à qui elles délivrent les attestations de réussites demandées.

 Cet AR rentre en vigueur le 01/10/2018, donc pour les étudiants qui n’auront pas réussi leur première année ou qui commenceront leurs études après la fin de cette année académique 2017-2018.

 Notre association se réjoui de cette modification qui va dans le sens de nos préoccupations et dans l’amélioration des soins aux patients et de leur sécurité.

Nous rappelons toutefois que nous sommes demandeurs d’une révision plus en profondeur de la formation et de l’exercice d’une profession qui doit aider les infirmiers et le système de santé à répondre aux défis des patients de demain.